Engagement...
quel mot, quelle pensée, je suis engagé, cela signifie que ma parole a un sens, que je donne ma parole au mouvement qui m'habite et que je vais au bout de ce mouvement. Engagé, je suis engagé, cela peut être lié à l'emploi, à l'amitié, à l'amour mais cela veut dire quoi au juste? Engagé....? Je m'interroge car nous traversons une époque où de plus en plus le désengagement fait office de parole et d'acte, je te promets de t'offrir un séjour en haute montagne ou à la mer, puis à la dernière minute, je n'ai pas le temps, je n'ai plus le temps, un ou une amie m'invite sur son voilier et je pars en mer, une fois en mer j'ai à priori le désir de traverser l'Atlantique avec mon ami, mais au premier port où nous jetons l'ancre, un restaurateur me propose le poste d'aide cuisinier et je file. Je suis à la poursuite de mon destin et je ne sais pas me poser. Que je sois chanteur, comédien, secrétaire, jardinier, je suis un itinérant et je ne saurais me fixer. Pour ma part, avoir une relation avec ces personnes dites de paroles dans l'instant, je n'y parviens pas et je ne sais pas comment bâtir un espace de vie avec ces x ou ces y qui serpentent ma route. La parole qui n'est pas ancrée, le pas du rôle ou le pas de l'acte. Je suis amoureuse des pyramides, des cathédrales et des jardins japonais. Oui je suis amoureuse du temps. Le temps qui creuse les sillons de nos peaux ridées mais belles des sculptures que la caresse de la vie a modelée. J'aime la fidélité de l'oeuvre écrite, peinte, dansée, chantée, jardinée, bâtie. Oui l'oeuvre qui se bâtit car je sais que la parole, la mienne et la tienne ont un sens. Mais quand ce sens perd son sens et que ta dérive entraîne une dérive, que ta porte ouverte est aujourd'hui fermée parce qu'il t'est proposé une route, disons le, mieux rémunérée, mieux payée, plus sécuritaire, tous les projets mis en place ensemble s'effeuillent s'ils ne s'évanouissent. En langage quotidien, tu n'as tout simplement pas de parole. Et nous pouvons disserter pendant des heures sur ce fait, tu n'es pas au rendez-vous de l'histoire que nous avions élaborée ensemble. Et il est probable que demain tu joueras le même jeu avec ton amoureux, ton prochain partenaire car en quête d'un absolu instantané, quand sous les traits de l'immobilier, d'un nouveau spectacle, d'un nouveau poste plus alléchant, tu rompras le contrat de l'un pour signer celui de l'autre. Sans tenir compte de la peine de l'un ou de l'autre. Et nous chanterons en choeur: "il court, il court le furet..."Difficile ces séducteurs d'une partition inachevée quand nous les rencontrons sur notre route, attrayants, donnant confiance à qui les écoute, ils ont vite fait de changer de trottoir quand le soleil a du mal à briller sur le vôtre et dans ces chemins qu'ils empruntent, ils oublient les promesses qu'ils vous ont faites et auxquelles vous accordiez foi. J'ouvre le larousse et j'y trouve au mot engager: "promettre de". Ne plus du tout croire aux promesses? Des uns et des autres. Heureusement j'ai dans mon environnement des amis bâtisseurs avec lesquels nous avons joué sur les scènes de la vie en théâtre ou en art et après cinquante années d'amitié, nous avons toujours plaisir à demeurer engagés et à enfanter la vie dans les pays qui nous accueillent que cela soit en France, au Maghreb ou au Québec....s'enraciner à vivre ou avoir les pieds sur la terre c'est le pari de l'instant, du corps donné et engagé dans l'intemporel du temporel ou dans un destin qu'il incarne dès maintenant avec confiance en la parole donnée...respectueuse de chaque humain dans son environnement car chaque homme, chaque femme en mouvement aime partager et donne une parole qui ne se détourne pas de ses objectifs mais s'évertue à y demeurer fidèle. J'aime les fidèles d'une parole donnée car j'aime vivre dans le respect de l'autre, tout en sachant que si je donne ma parole, je la respecte et par conséquent tu peux compter sur moi, car je compte sur la vie en moi comme alliée et j'aime aussi pouvoir compter sur toi.
A bientôt........
Marie-France O'Leary
Le Maroc
J'avais dix neuf ans, temps où je vivais seule la route qui du Québec m'a conduite à Tanger, puis à Meknès, oh les rencontres imprévues, la beauté de la découverte, les appels de partager les combats des autochtones, être libre, je pouvais combattre dans les rangs du F.L.N., mon refus et mon désir intense de paix entre nous les hommes. Cesser de nous combattre, reconnaître en chacun, en chacune un esprit en mouvement, ne plus juger, ne plus condamner, comprendre, enfin comprendre la structure interne , déjà la mienne et celle de mon voisin, qu'il soit de ma famille biologique ou de ma famille humaine. Je rêve, oui je rêve. Idéaliste, utopiste. J'ai cru au Québec Libre et j'ai partagé tous les espoirs de mes compatriotes engagés dans cette aventure. Liberté, liberté...cela signifie-t-il? : "cesser d'avoir peur les uns des autres et s'ouvrir à la compréhension de notre voyage humain en nous solidarisant. Et comprendre l'autre et non le condamner en le sanctionnant". Utopiste, idéaliste. Nous allions à dos d'âne à Lorika, dans ces villages de la montagne, où assis parmi les poules, les coqs, les moutons et les enfants, nous partagions le couscous. Pas de touristes en 1960, des aventuriers, et le savais-je en ces temps que j'étais une aventurière de la vie, amoureuse de l'humain. Non. Quand aujourd'hui je visite à domicile des malades et que je pose mes mains sur les corps de l'un et de l'autre, apportant un bien-être, un réconfort, un sourire, un goût de l'autrement, ce geste porte un nom: "magnétisme". Le magnétisme, c'est un don de la vie. Le magnétisme, c'est la manifestation de l'énergie qui vit en nous. Celle qui attire ou qui repousse. Qui fait que nous aimons ou que nous n'aimons pas. Tout cela fait partie de l'humain. Cela existe depuis que l'Homme existe. Un magnétiseur ne sait pas forcément comment il guérit. Il sent simplement dans son corps. J'émets, tu reçois, mais si tu ne veux pas recevoir, tu es libre. Et ça c'est formidable. C'est toute notre liberté humaine. Le magnétisme, c'est cette énergie que nous captons de l'univers et que nous donnons à la personne. Utopiste, idéaliste. J'ai aimé dormir dans le désert, et me sentir près des cieux dans un silence où chacune de nos respirations est un souffle magnétique s'accordant aux univers de l'instant. J'aime partager. Dans cet esprit je propose un voyage à Marrakech, la découverte de la ville, de sa culture et de nos amis marocains pendant cinq jours et cinq jours dans le désert. " Pour faire connaître ce voyage je le propose à la revue Psychologies. Voici la réponse de la direction:"Pour des raisons de ligne éditoriale, la direction de psychologies magazine refuse que nous publions des petites annonces qui proposent du magnétisme." Nos vies sont un peu comme des contes et il y a parfois des ogres, des ogresses, des sorciers, des sorcières qui offrent au public une très jolie pomme rouge...la certitude d'être la pensée en place et si tu es autre, tu ne manges pas la jolie pomme rouge ou si tu la croques tu sais qu'un joli prince viendra te réveiller...et si ce prince se trouvait aujourd'hui en soi et que se lève enfin entre nous vivants le brouillard de la peur....Magnétiser c'est toucher l'autre avec Amour.....et donner un sens à la relation autre que le préjugé du "quand dira-t-on?"..alors si vous aimez le Maroc et désirez partager un voyage innatendu, vous pouvez me contactez:www.nomade-de-la-terre.com ou m'écrire sur ce nouveau chapitre d'un bien-être "correct" qui a peur, mais si peur de ce qu'il ne connait pas.....témoignons et unissons nos alliances à nous vivre autrement ....
différence oh différence
Savoir le plaisir que l'on a de passer d'un continent à l'autre, deux cultures, deux continents, deux pays et savoir embrayer et démarrer dans le climat de l'un qui n'est pas celui de l'autre. J'ai pu constater cette fois le désir des québécois pour le chamanisme péruvien, colombien, mexicain..ces envoûtements à des confréries exotiques qui te permettent d'oublier le sur place des forêts déboisées ou les services cahotiques des hôpitaux montréalais ou la horde des mendiants de la rue Mont-Royal. En arrivant à Orly, grève surprise, nous ne pouvons descendre de l'avion, "vous voici en France" nous dit le commandant de bord. Nous attendrons une demie-heure l'ouverture des portes de l'avion et saurons très vite en débarquant que nous devons choisir entre les deux candidats socialistes, soit Martine Aubry, soit François Hollande. Choisir, choisir, vivre et discerner. Pendant notre traversée aérienne est projeté le très beau film de Roschny Zem:"Omar m'a tuer". Je suis bouleversée, c'est ainsi trouver un bouc émissaire,ne pas laisser de place à sa parole, Ommar Raddad m'est sympathique, sa douleur, son exclusion, cette grande fragilité de l'humain qui du jour au lendemain peut basculer dans un personnage imprévu où il ne se reconnait pas, où il perd pied, où l'isolement l'enferme car soudain cet hurlement:"qui me croit, qui m'entend, ai-je une parole?"."Dresser l'homme contre l'homme. Confondre les libertés en mettant tout dans un même sac: suicide, apocalypse, sans papier, immigrés, chômeurs, les banques, les pesticides, la fermeture des hôpitaux, des écoles, la surpopulation des prisons, la guérison spirituelle,l' homéopathie, le nouvel âge. Se servir des conflits émotifs entre les êtres pour les enfermer et les réduire à la privatisation de leurs droits de citoyens, et vernir la morale du bien et du mal. Je te condamne parce que j'ai besoin de te condamner." Ommar Raddad est innocent, veut une révision de son procès, a obtenu une remise de peine mais pour la justice est toujours coupable."Puis-je m'entretenir avec vous? Je désire m'entretenir avec vous, je manque d'oxygène, le loquet de nos peurs est solide, l'intérieur de mes saisons ne connait pas de repos, je tremble, suis-je une passagère clandestine, avons-nous mission d'être exilés en nous incarnant sur la terre?" Qui de nos deux élus a le moins peur? De tourner le dos à nos habitudes? Martine Aubry ou François Hollande? Il nous est impératif de donner nos voix à celui pour qui l'homme est homme, pour que chaque parole soit une voix entendue et que nous puissions oeuvrer ensemble à un monde de partage où chaque différence est reconnue et respectée et que grâce à la connaissance de nos différences, à leur acceptation nous nous acheminions vers un monde où les mots fraternité, égalité, liberté ont du sens dans l'essence de notre quotidien, lui donnant son sens. J'ai juste le goût de vous partager un poême écrit il ya quelques années, toujours d'actualité,
"De toutes les couleurs qui parlent en moi je suis du Québec et de France
comme si mon histoire j'ai en moi à la connaître aux frontières de mon corps
ces deux pays que je porte dans ma chair c'est hier c'est aujourd'hui
j'habite cette campagne porteuse des semences de mes territoires
l'océan nous sépare l'océan nous unit
de ces continents qui se touchent sans se confondre
c'est l'histoire de nos pays que nous avons à revivre à enfanter
au-delà de nos meurtrissures de nos guerres
il est toujours l'heure de tourner le dos à nos habitudes
et de croire à aujourd'hui à l'amour
je suis femme
le tendre soleil de notre automne espoir d'ouvrir nos portes
la marche de notre planète intérieure extérieure
nos vies miroirs des paysages semés en nous autour de nous
toujours émerveillée de pouvoir recréer la vie
pouvoir du mot de la parole née
par mon mot j'ai pouvoir de naître au sacré de mon corps
le poête
tend la main aux "vivre" de notre histoire
et ce sont ces "vivre" que je nous invite à partager et à conjuguer
dans le silence de nos coeurs chaque jour une aube se lève."
J'ai écrit: "Par d'autres chemins, ma différence en 2000. La maison d'éditions a déposé son bilan. Ce livre demeure toujours d'actualité. Si le lire vous intéresse, vous me contactez."
A bientôt,
Marie-France
arrivée au québec
A Pierre Eliott Trudeau, Jean-Pierre m'attendait, quarante six années d'amitié dans un tête à tête lucide, dans la joie de partager, de créer ensemble, de réaliser des rêves dits "utopiques" mais devenant possible. Plein de monde à l'arrivée, l'avion n'a pas de retard et je me faufile parmi les passagers, au rendez-vous je ne le vois pas, il y a foule et s'entremêlent sourires, anxiétés, appels, enfin il est assis devant moi, "tu viens d'arriver?", "mais non je suis là depuis plus d'une bonne demie-heure", et nous voilà sur la route de Mont-Laurier, étoilée et sans autre véhicule bientôt que le nôtre. Nous nous rendons chez nos amis Joan Pawnee, de la nation Nipissing et chez Robert Seven Crows de la nation Migmac...Joie des retrouvailles, découverte de leur maison construite de leurs mains, Robert est charpentier et Joane me confie que leur demeure porte où que nous soyions dans la maison empreinte de leurs deux énergies. Couple de l'idéal, cinq enfants et autant de petits enfants, leur vie est un témoignage de l'amour inconditionnel qu'ils s'offrent entre eux et qu'ils partagent avec leurs amis. Il est bon de les retrouver dans leur lieu après avoir vécu ensemble cet été le festival "AMUN" au Beauvais. France et Québec, le pont se crée et se construit dans ces dimensions nouvelles où nous mettons en commun traditions, connaissances d'hier et d'aujourd'hui . Je n'oublie pas le pain banique fabriqué et cuit par Robert et Joanne(ils avaient apporté des atacas du québec), dégusté par notre public tandis que maintenant à la veille de leur retour en France nous goûtons les produits de leur jardin. Devant leur maison une rivière, il fait très chaud en cette fin septembre, nous écoutons le chant des outardes, séduction de cette musique céleste, Joanne ramasse leurs plumes pour un capteur de rêves, Jean-Pierre plonge dans l'eau, puis nous nous prélassons dans le sable chaud. L'après-midi les hommes pêcheront et nous femmes marcherons le long de la rivière. Le soir nous discutons:"les Québécois ont des préjugés face aux nations indiennes de leurs territoires et nous ne sommes pas encore acceptés par l'ensemble. Ils ignorent qui nous sommes. Peur. Ils ont peur. Bien sur cela n'est pas comme jadis, il y a un lent et doux apprivoisement de part et d'autre, mais que connaissent-ils de nos coutumes, de notre tradition, de notre langue. Le mythe hollywoodien n'a pas encore disparu des esprits." Nous quittions le lendemain matin tôt cet oasis de vie, sereins et détendus. Après nous être arrêtés devant deux ponts couverts datant de 1903 et une immense sculpture relatant la vie de Joe Montferrand, un héros de la région de Mont Laurier. Le soir même j'allais rencontrer des chamanes péruviens au Centre Vox populi initiant le public québécois très nombreux à leurs rituels de guérison et de méditation. Je sortais irritée:pourquoi les québécois n'ont-ils pas plus la curiosité de leurs propres traditions, de nos nations résidant en région, des vertus de nos plantes médicinales, de la hutte de suddation, de la loge des lunes, du shaputuan...plusieurs d'entre eux prendront l'avion vers le Pérou mais ne serait-il pas également utile et sage de commencer à nous rencontrer entre les différentes nations vivant au Québec dans la reconnaissance de notre histoire, nous familiariser,dialoguer et inventer une histoire d'amour en lâchant prise à cette si absurde peur des uns envers les autres?
Partir à Madagascar célébrer la fête des Jardins de Lumière les 14 et 15 octobre prochains
A l'origine: « Josielle Randriamandranto » femme de là-bas dont le rêve se transforme aujourd’hui en réalité. En effet ce projet de développement économique, social et durable a comme objectif d’éclairer en solaire 81 villages et 3500 cases de la commune de Ranohira, dans le Massif de l’Isalo, le Colorado Malgache. Une lampe solaire par case (25€), un lampadaire par village (450€) afin de changer la vie de chaque famille lors de la tombée de la nuit. Madagascar, île lointaine et magique dont la beauté séduit et émerveille, ces contes des mille et un jardins qui embaument l’esprit et l’âme et nous rendent le voyage léger, agréable, convivial tant la population heureuse et joyeuse accueille avec fougue ces « Jardins de Lumière ». Or mardi soir nous apprenions avec bonheur et émotion que ce projet a remporté le Prix de la Personnalité (doté de 2000 euros) donné par l’AJT 2011 (l’Association des Journalistes du Tourisme), pour le meilleur projet de Tourisme, Economique, Solidaire et Responsable. J’ai été informée de cette initiative lors d’un passage à Paris par Marie-France Lafargue, vice-présidente de l’association « Les Jardins de Lumière », communicante et coordinatrice de cet ensemble. Son enthousiasme et sa générosité m’ont incitée à soutenir « Jardins de Lumière » dès l’origine et à diffuser ce rêve en Nièvre où je réside et où vit une association de Malgaches sensibles à tous les développements de leur île. Dans l’optique de promouvoir cette création originale, l’association Arts et Paroles dont je suis présidente accueillera l’été prochain en Bourgogne, soit à Saint-Saulge, en pays nivernais, des musiciens malgaches et plusieurs personnalités de Madagascar afin de poursuivre la communication autour de ce fabuleux projet qui d’ores et déjà rencontre l’appui de toutes les personnes désireuses de réaliser sur notre planète des échanges solidaires et fraternels. Vivre autrement n’est plus une utopie mais cela se passe et se met en place aujourd’hui sur notre terre. Cette première édition sera réalisée dans la commune de Ranohira, près du parc national de l’Idalo, le Colorado malgache, à 700 km au sud de la capitale Antananarivo. Lundi soir dernier, soit le 19 septembre, j’ai rêvé au Divan du Monde où était donné un concert solidaire au profit des Jardins de Lumière. En écoutant chanter Justin Vali, descendant d’une famille de musiciens fabricant de vahila, virtuose de cet instrument à la voix vibrante et passionnément chaleureuse, je voyais parmi nous Baudelaire et sa plume, puis Toulouse Lautrec dessinant nos musiciens devant son affiche du Divan Japonais tandis qu’Yvette Guilbert aux côtés de Sara Joy, accompagnée par le Trio Passio souriante et heureuse, reçoit Pablo Picasso. Tant d’instants prestigieux ont précédé cette soirée que le public accueille avec confiance et applaudissements prolongés Gérard Chambre qui a composé le chant des Jardins de Lumière que nous entonnons tous, lumineux et convaincus, ou notre virtuose à la guitare Charles Kelly ou Johnny R’afa ou de retour de son pays natal YZIT avec le même engouement. Nous sommes conquis par la qualité musicale ininterrompue de ce concert. Donné bénévolement par ces musiciens au profit des Jardins de Lumière. Ce jeudi, toujours dans le cadre des objectifs de l’automne se tenait au Press Club de France le vernissage de l’exposition de Geneviève Marot, reporter graphique et peintre. Quatre-vingt personnes, dont plusieurs Malgaches et journalistes, ont admiré les œuvres graphiques de cette artiste qui a pu contribuer grâce à plusieurs ventes au financement du projet. Ces dessins ont été conçus sur le site du premier jardin de Lumière à Ranohira. Cette exposition est visible jusqu’au 30 octobre 2011 au Press Club de France à Paris.
Je conclurai cette présentation du projet « Jardins de Lumière » à Ranohira par des informations pratiques :
« Assister à l’inauguration de la première édition des Jardins de Lumière » à Ranohira, les 14 et 15 octobre prochains : contactez Jacaranda (www.jacaranda.fr)
Si vous désirez contribuer au projet par des dons, qui sont défiscalisés, vous pouvez le faire en ligne sur le site www.jardins-de-lumière.org ou téléphonez au 01 49 49 00 80
Marie-France O’Leary
la relation
Comment chaque jour inventer une relation nouvelle au monde, à soi, aux autres, à se torturer, à être simple, à vivre l'instant, il y a des temps où je ne sais plus comment aborder mon voisin, toujours en colère, jamais content, toujours insatisfait et il y a de quoi!!! Vraiment de quoi si nous nous laissons envahir par la pensée dépressive de nos médias mais si nous tentions dès maintenant d'inverser ce processus de malheur en nous solidarisant, en partageant, en ouvrant nos coeurs, en apprenant à nous connaître, et surtout à cesser d'avoir peur les uns des autres!
Utopie, idéalité!!!! Rêve!!!!
Etre heureux et ne plus penser qu'au plaisir du mot bonheur. J'apprends que D., 23 ans, musicien, batteur vient d'avoir un accident de moto, a rencontré un tracteur, les deux poignets cassés, son destin se transforme, est-ce juste, utile, quelle symphonie composons-nous, cet été au Beauvais, dans le cadre du festival "AMUN" pendant une semaine nos amis amérindiens sont sur place, dialoguent, transmettent leur savoir, leur connaissance de vie, nous construisons ensemble la shaputuan ou tente communautaire, pourquoi D n'est-il pas venu s'initier à d'autres rites, d'autres rythmes de pensée, de philosophie, de musique, d'où vient ce manque de curiosité global de l'humain envers l'humain...Alors la vitesse, l'accident, la moto, c'est du connu, du trop connu, mais regarder pendant un après-midi Bob et sa femme Joanne pétrir le pain pour l'ensemble des cent personnes sur le terrain du Beauvais, à Saint-Saulge, nos amis ont apporté des atacas du Québec et l'introduisent dans leur pate, quand l'un d'entre nous va dans la cuisine, ils partagent, donnent à chacun un bout de pain....et le soir nous dégustons le dîner innu. Le saumon n'est pas tout à fait cuit, alors Bob,Kathia Rock, et l'invitée de passage, Aurélia chantent et nous chantons en choeur, maladroitement et joliement..puis le saumon est prèt, un délice, arrivé à l'aube de l'océan atlantique, poisson frais, pain, le banique et les tartes aux sucres ...Je ne comprends pas, vraiment pas pourquoi nos amis musiciens de la Nièvre sont restés ce jour-là en retrait et ne se sont pas joints à la soirée des musiques et contes traditionnels animés par Robert Seven Crows, Eddy Malenfant et Patrick Fischmann. Ils étaient conviés. Je suis une colonisée, ne l'oublions pas, cela est écrit noir sur blanc sur mon passeport et j'ai toujours cette sensation que devant le nouveau, l'homme colonisateur ou capitalisant ne s'aventure pas et se laisse dominer par sa peur quel que soit son prétexte d'absentéisme. Je suis une aventurière curieuse et c'est cette seule curiosité qui guide mes pas et j'apprécierais que nous soyions plusieurs à avoir envie d'écouter l'autre et d'apprendre à son contact ou du moins d'avoir envie de partager quand il est invité en pays étranger. Ce soir là les familiers de l'inconnu, les amoureux de la différence ont apprécié nos amis innus, mi'kmag et l'enchantement de notre conteur du Berri. à suivre.....
pluie et pluie
le bleu nous a oublié cet été en nivernais et devant un feu de bois, pensées et réflexions naissent et nous inspirent, marcher dans l'herbe c'est froid, le vin réchauffe mais comment réchauffer tous ces climats incertains dans lesquels nous vivons en ces temps d'interrogation...créer des lieux de vie, de convivialité, de solidarité, accueillir, partager, se ressourcer, innover, il y a de plus en plus d'insatisfaction et en parallèle ces projets qui tiennent à coeur dans nos coeurs et que nous désirons partager:"AMUN" cet été, la pub sur les routes, la pub dans les médias, les réponses au public, les il est une fois d'autres possibles, la terre dans ces haltes change de visage, change notre regard, nous partageons et ce matin ma prière au Grand Esprit:"que la terre soit chaude de ton soleil et bleue de nos espoirs infinis à aimer.."
l'art et les gens
"Dans le système de correspondance des métaux et des planètes, l'argent est en rapport avec la lune. Il appartient au shéma ou à la chaine symbolique lune-eau-principe féminin. Traditionnellement, en effet, par opporsition à l'or, qui est principe actif, mâle, solaire, céleste, l'argent est principe passif, féminin, munairte, auqatique, sa couleur est le blanc, le jaune étant celle de l'or." Dictionnaire des symboles--seghers...
Commencer à écrire son blog en choisissant ce thème, où vais-je et pourquoi? Hier soir je dînais chez une amie à qui je racontais ma journée parisienne, déjeuner face à la Pyramide du Louvre, beauté et vision esthétique, devant le prix de ma salade de tomates, seize euros, cette dernière poussait des hauts cris, et tout juste si par ce plat plus qu'agréablement cuisiné et dégusté savoureusement, délicatement, quand le palais et les yeux se donnent à la sensualité des cinq sens, le bon et le beau se conjuguent, tout juste donc si je ne choquais pas la planète entière par cette dépense. Impossible de faire taire mon amie qui me disait qu'elle serait très riche si elle cuisinait pour ce prix. Je lui rétorquai que devant un cadre prestigieux, il n'y avait pas de prix. J'aime le beau. J'aime le bon. Il est évident que si la gratuité était à l'échelle entière de la planète, fini les papiers et les administrations, il y aurait à pourvoir nos imaginaires de richesses insondées et à les partager immédiatement. J'ai vécu ce partage dans nos communautés de 70, là où nos amis entraient, donnaient et nous vivions nos rêves, utopistes certes mais comme la musique coulait et nous ravissait. Dormant côte à côte, entre la guitare, le djembé, les percussions indiennes, le violon et la harpe, notre seul souci était le bonheur. Bonheur de notre quête, bonheur de notre amour de l'amour. La semaine dernière dans les rues d'Aix, la rue Mignet plus particulièrement, il y avait des mendiants tous les dix mètres et rue de l'archevéché tout autant. Mendier son pain quotidien. Ceux qui ont, ceux qui n'ont pas, l'argent est et a une valeur d'échange. Quel pouvoir lui donnons-nous pour susciter tant de panique quand nous abordons ce thème, mais de quoi avons-nous peur si peur...

